ARMOIRIES :
Armoiries azur à une tige de 3 chardons feuillée, le tout en or.
ETYMOLOGIE :
Du latin "mons" = mont et de l'anthroponyme germanique Wisishardt devenu Guiscard, lieutenant de Charlemagne qui se serait installé dans la région à son retour de la péninsule ibérique.
1271 : Monte Guiscardo
SITUATION :
Autrefois fortifié, le village se situe sur l'ancien " chemin français ", voie romaine, reliant Narbonne à Toulouse, qui passait au Nord, au pied des douves.
La bretelle évitant le village, longeant aujourd'hui le canal du Midi, ne fut aménagée que'au début du XIXème siècle. Elle passe au-dessus du "Ruisseau des Fièvres" constituant alors le trop-plein des douves.
UN PEU D'HISTOIRE :
Au Moyen-Âge, le territoire de Montgiscard était d'abord placé sous l'autorité du seigneur de Belbèze. Il y détiennait un domaine et un château fort au lieu-dit Endardé.
En 1211, le seigneur de Montgiscard se rallia au parti de Simon de Montfort. Et en guise de représailles, le comte de Toulouse rasa le village de même que l'oratoire de Roqueville et s'empara de la seigneurie et du château de Belbèze.
Placée sur une terrasse qui commande la Vallée de l'Hers, la Ville de MONTGISCARD, fût le centre d'une baillie, puis d'une châtellerie.
En 1355, elle fût prise et brûlée par les troupes du Prince Noir, mais commença à se rétablir l'année suivante. En 1517, G de Borderia porta le titre de seigneur de Montgiscard.
Au XVIII ème, ce lieu fût rattaché à la Seigneurie d'Ayguesvives en échange à un descendant du surintendant Fouquet. A l'époque moderne, Montgiscard était l'une des villes maîtresse du Diocèse Civil de Toulouse.
A la fin du XVIIe les archives du diocèse, jusque là ambulantes, furent déposées dans la sacristie de l'église de Montgiscard, où elles demeurèrent jusqu'au moment où en 1772, elles furent installées à Toulouse dans les bâtiments de l'Archevêché.
Montgiscard a été le siège d'une des sept justices subalternes de la sénéchaussée de Castelnaudary. Chef lieu de Canton depuis 1800, ce fût un des centres de rassemblement des insurgés royalistes en l'an VII. Les fossés de la ville furent comblés seulement en 1820. Elle se signale toujours de loin par son église dominante, avec son clocher mur divisé dans sa partie basse par trois grandes arcades.