Les autos tamponneuses de Stéphane Hoffmann
« Le mariage a toujours ressemblé à un tour en autos tamponneuses : c’est inconfortable, on prend des coups, on en donne, on tourne en rond, on ne va nulle part mais, au moins, on n’est pas seul. »
Après des années passées à Paris pour son travail, Pierre chef d’entreprise, la soixantaine venue, décide qu’il prend sa retraite et que désormais, il occupera sa superbe maison du golfe du Morbihan non seulement le week-end mais toute la semaine, définitivement.
Lorsqu’il annonce la nouvelle à Hélène, son épouse depuis quarante ans, celle-ci lui fait savoir qu’elle n’est pas prête à échanger l’homme de sa vie, même à mi-temps, contre un vieux monsieur à plein temps. Il va falloir tout réinventer. Pour Pierre une nouvelle vie commence. Lui qui a connu des milliers d’hommes et beaucoup de femmes, connaît-il vraiment la sienne ?
Au fil des pages, Pierre va partir à la découverte de l’autre, des autres et … de lui-même.
Très politiquement incorrect, le narrateur jette un regard acide, parfois même un peu cynique mais toujours empreint d’humour sur notre époque et sur la bourgeoisie de province. Peu à peu des masques tombent jusqu’au dénouement très inattendu. Il ne faut jamais se fier aux apparences.
Avec ce roman, Stéphane Hoffmann nous offre un texte ciselé où chaque mot, chaque expression, est parfaitement à sa place, rien à retirer, rien à ajouter non plus, un vrai plaisir de lecture.
Dommage que Claude Chabrol ne soit plus de ce monde, il aurait pu en faire un film.